Message intime ...

Message intime ...

Et si nous parlions clairement de toutes les perturbations de la sphère urovaginale, si gênantes et désagréables pour les femmes et des solutions pour les éviter ou les soigner ?

Le vagin est le lieu de toutes sortes de perturbations qui gênent les femmes au cours de leurs vie : irritations, pertes anormales, mycoses, fuites urinaires ...

De toutes ces joyeusetés, la sécheresse vaginale est le désagrément le plus fréquent et le plus durable parce que toutes les femmes sont un jour ou l'autre ménopausées.

En effet, à la ménopause, la chute puis l'arrêt des sécrétions hormonales (oestrogènes) n'est pas seulement à l'origine de bouffées de chaleur, de fatigue et de changement d'humeur, mais aussi de perturbations locales, notamment le déssechement des muqueuses du vagin et une atrophie urogénitale. D'où un inconfort, des sensations de brûlure et d'irritation et des douleurs lors des rapports sexuels.

Les répercussions de cette sécheresse vaginale peuvent être urinaire : infection ou incontinence.

 

  • Hydrater et lubrifier :

C'est en effet grâce aux sécrétions hormonales que le vagin reste humide et que ses parois gardent la souplesse et l'élasticité lui permettant de s'élargir et de s'allonger lors des rapports ou de se dilater au moment de l'accouchement.

D'autres facteurs, sans rapport avec les sécrétions hormonales, peuvent également entraîner des troubles de l'hydratation vaginale : soins intimes trop agressifs, flore vaginale déséquilibrée, port de vêtements trop serrés ...

 

  • Hygiène intime : tout doux !!

Le mieux est l'ennemi du bien ... Une toilette intime excessive avec des produits trop décapants provoque, au contraire, inflammations ou infections de la vessie et/ou du vagin.

Autrefois, par pruderie, les femmes ne touchaient pas leurs organes génitaux et ne les lavaient donc pas.

Aujourd'hui, c'est souvent l'excès inverse. Par peur des microbes ou des mauvaises odeurs, la toilette intime tient plus du décapage que de l'hygiène. Résultat, la flore vaginale et le film hydrolipidique qui recouvre la muqueuse ne peuvent plus jouer leur rôle de protection et de barrière.

Pour préserver ces défenses naturelles et éviter ainsi mycoses, cystites et autres infections désagréables, du bon sens et de la douceur s'imposent.

 

  • Les bons gestes :

- Après être allée à la selle, essuyez-vous d'avant en arrière pour éviter le contact de germes avec la zone urogénitale. Lavez-vous les mains avant et après un passage aux toilettes.

- Avant comme après chaque rapport sexuel, lavez-vous les mains et la région vulvaire.

- Après les ébats, prenez l'habitude de vider votre vessie pour laver l'urètre et évacuer ainsi les bactéries qui auraient pu remonter là.

 - Limitez la toilette intime (2x par jour maximum) à la surface de la vulve et de la zone interfessière. A la main (le gant de toilette est un nid à microbes), avec de l'eau et un produit au pH physiologique (autour de 5), sans savon, conçu pour l'hygiène intime.

- Pas de protège-slip en usage quotidien (hors règles) : en empêchant l'aération, il favorise irritation et infection.

- Gare à l'épilation intégrale : les poils protègent la peau fine et fragile de la vulve des frottements et évitent la formation des microcoupures favorisant l'introduction de germes.

 

Les épisodes d'infection urinaire ou vaginale sont fréquents et en général sans gravité. Mais ils nécessitent une consultation médicale pour bénéficier d'un traitement adapté.