Pourquoi il faut diminuer sa consommation de SEL !!

Pourquoi il faut diminuer sa consommation de SEL !!

On le soupçonnais déjà, mais les Français mangent trop salé.

Ils en consomment en moyenne 8.4g/jour quand il faudrait ne pas dépasser 5g maximum selon les recommandations de l'OMS. En sachant que moins de 2g suffisent à combler nos besoins physiologiques.

 

Le sel de table est un sel raffiné contenant 95% ou + de chlorure de sodium, presque pur, souvent iodé et fluoré.

Il contient habituellement des substances qui empêchent le colmatage des critaux (agents anti-agglomérants) comme le silico-aluminate de sodium et une quantité infime de sucre inverti pour empêcher le sel de tourner en une couleur jaune une fois exposé à la lumière du soleil et pour empêcher une perte d'iode par vaporisation.

ASTUCE : Il est tout à fait possible de mettre quelques grains de riz cru dans les salières pour absorber l'humidité quand les agents anti-agglomérants ne sont pas assez efficaces.

 

Contrairement aux idées reçues, le principal fautif n'est pas le sel que l'on ajoute soi-même à son assiette ou pendant la cuisson, qui représente qu'un quart de notre consommation quotidienne, mais celui déjà contenu dans les aliments qui est intégré par les industriels lors de la confection des produits.

Ces produits ont largement recours au sel qui permet de réhausser le goût et d'assurer une meilleure conservation des aliments à moindre coût. Or le goût de ce sel industriel est en quelque sorte imperceptible car il a été incorporé lors de la fabrication. Il nous est donc difficile d'en avoir conscience et donc d'en maitriser la consommation.

 

  • Un enjeu de santé publique :

La surconsommation de sel est de plus en plus reconnue comme un enjeu de santé publique. Contrairement aux idées reçues, les cardiaques et les personnes âgées ne sont pas les seuls concernés. 

C'est en réalité sur les enfants qu'il conviendrait de faire porter les efforts. L'enfance est en effet la période pendant laquelle se constitue le capital santé de l'adulte. La masse osseuse et la souplesse artérielle, notamment, se constituent durant cette période clé de la vie.

Le sel induit en outre une augmentation de l'apport calorique car il accentue l'appétit et la soif.

 

  • Un impératif : Réduire les apports sodés dans l'alimentation :

Les consommateurs connaissent généralement les risquent liés à l'excès de sel, mais ce qu'ils ignorent souvent, c'est que plus de 70% du sel provient essentiellement de :

- Pains et biscottes

- Charcuterie

- Plats cuisinés, soupes déshydratées

- Fromages

- Pizzas, quiches ...

Auxquels il faut ajouter, du fait de leur consommation élevée chez les enfants :

- Les viennoiseries

- Les céréales du petit-déjeuner

 

  • Supprimer les habitudes alimentaires à risque :

- Pas de salières à disposition sur la table

- Bannir le soupoudrage systématique, goûter avant de saler ou resaler

- Remplacer le sel par d'autres types d'assaisonnement comme les épices, les herbes aromatiques et cuisiner avec de l'ail, des oignons, des écahlotes

- Réduire la quantité de sel ajouté dans l'eau de cuisson

- Remplacer les biscuits apéritfs, chips ... par des légumes et des fruits : tomates cerises, radis, carottes, billes de melon ... à tremper dans une sauce au yaourt par exemple

- Limiter un maximum les produits industriels, souvent trop riches en sel

- Eviter les eaux minérales trop riches en sodium

- Limiter les aliments les plus riches en sel : charcuterie (saucisson sec, jambon sec ...), certains fromages, les biscuits apéritifs ... etc

 

De toute façon, réduire sa consommation de fromage ne peut être que bénéfique, cet aliment étant également riche en graisses saturées.

On peut aussi respecter quelques conseils de bon sens : préférer les légumes et fruits frais aux conserves ou alors se rabattre sur les surgelés.